Hippie, Mulie, Swann, Snuce, 4 Rennais, 4 Wwoofers, 4 mandous. 9 mois, 4 pays, 6 pieds gauches , 4 panneaux solaires, 1 harmonica, 0 fourchette mais du charisme…

Retour au pays… Deja ?!
17 février, 2012, 4:43
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He oui !

J’en suis le premier surpris, mais j’ai finalement decide d’avancer mon retour en France…

Pas que ce voyage me deplaise, bien au contraire, mais l’idee de passer encore plus de trois mois loin de ma famille, mes amis et mon chien a commence a me ronger le cerveau. Cette aventure a semble-t-il dure assez longtemps !

Je n’irai donc pas au Nepal cette annee, et me reserve cette destination pour plus tard.

 

Si j’en crois ce qui est ecrit sur le billet d’avion que je viens d’acheter, je devrais atterrir a Paris le mardi 6 mars a 5h55. Ce qui d’apres le site de la SNCF me fait du 9h17 a Rennes. Soit du 21h41 a Saint Brieuc. Ne me demandez pas ce qui se passe dans l’intervalle, vous le savez probablement mieux que moi !

 

J’espere vous voir nombreux a Rennes, et je vous promets un bon article sur mon mois en Inde quelque jours apres mon retour (ou peut-etre meme juste avant mon depart de Bombay).

 

Paix, Amour & Harmonie,

Antoine, Hippie sur le retour



De Vancouver a Chennai
1 février, 2012, 21:12
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Apres un long silence, me voici de retour pour vous conter mon aventure australienne !

 

Apres quelques jours a Sydney, sans plus d’interet que ceux passes a Montreal ou Vancouver, Marine & moi rencontrons Suzanne, notre hote pour les premieres semaines a venir.

Premiere surprise : elle vient nous chercher en Mini en plein centre de Sydney ! Agent immobiliere, elle se trouve bien loin de l’idee que je me faisais d’un hote du WWOOF…

Sa maison a Picton (1h au Sud de Sydney) est un exemple typique de pavillon de banlieue, avec un verger et le squelette d’un hypotetique potager-mandala.

Notre travail est malheureusement bien plus leger que ce a quoi je m’attendais, et l’ennui menace de se pointer tres vite. Heureusement, deux particularites vont m’en sauver !

La premiere arrive apres quelques jours : le verger etant attaque par un parasite appele « fruit fly », il n’y a meme plus de travail a ce niveau, et Suzanne nous amene a la place a une sorte d’enorme potager communautaire ou nous allons travailler avec un bon nombre de passionnes du coin. L’ambiance est excellente, le travail facile et varie, et les pauses repas digne d’une association de retraites (c’est-a-dire longues, copieuses, delicieuses et riches en blagues vaseuses) !

La deuxieme ne se revelera qu’a la fin du sejour : le fils de Suzanne, Angus, silencieux jusque la, commence a sympathiser. Il se revele vite etre un activiste politique tres engage, ayant dedie sa vie a combattre le pouvoir des banques et autres gouvernements corrompus. Affilie aux Anonymous, et a la tete du mouvement Occupy Sydney, il m’apprendra enormement au sujet de ce que le journal de 20h ne nous dit pas, et nous aurons quelques discussions sur ces sujets aussi interminables que passionnantes !

Mais malgre tout ca, le travail manque vraiment, et nous quitterons Suzanne plus tot que prevu pour rejoindre Tamika du cote de Macksville, pres de Coffs Habour.

 

Tamika au contraire a ete une excellente surprise : tatouage, piercing, paraissant 25 ans de corps et d’esprit malgre sa 40aine d’annees officielles…

Avant meme de decouvrir ou elle habite, nous passons une premiere nuit chez ses parents, ou nous rencontrons au passage ses grands-parents, et l’accompagnons le lendemain sur un marche ou assistee par une amie elle vend sa specialite : des sauces « maison », et des vetements qu’elle concoit a partir de vetements hors d’usage dans le plus pur style « hippie-baba cool ».

Apres ces quelques heures de marche, nous nous rendons pres de chez elle, dans une salle des fetes ou tous les fermiers du coin sont reunis pour celebrer Noel (quoiqu’un peu en avance) et passons la soiree avec eux entre nourriture, boisson, musique et convivialite. Apres ca, nous nous rendons enfin chez elle…

Sa propriete, ou elle vit avec son mari Bill, ses deux filles Nakeela & Tasalva, et son chien Chop est magnifique, paumee en pleine campagne et des plus exotiques.

Et pour une fois le travail est au rendez-vous : quand le desherbage ne nous occupe pas a plein temps, nous mettons a bas des clotures, construisons des murs de pierre (apres avoir collecte lesdites pierres pres de la riviere qui arrose le coin), collectons du crottin dans les champs avoisinants pour son jardin, etc.

Les periodes de detente se passent entre baignades dans la riviere, lecture, musique avec Bill, bolas avec Tamika et repas autour du feu avec toute la famille.

Noel sera calme mais convivial avec les parents, et le Nouvel An sur le meme modele chez des vosins-amis…

Autant dire que mes meilleurs souvenirs d’Australie se trouvent la-bas !

Mais vient le moment redoute du depart, et nous rejoignons Julie & Swann sur un centre de yoga du cote de Murwillumba, pres de Byron Bay.

 

Le centre est tenu par Simon, professeur de yoga Italien particulierement renomme mais pas forcement convivial au premier abord, ce qui poussera les trois autres belettes a quitter les lieux qulques jours plus tard. C’est pour moi le moment de ma decision la plus importante depuis le depart : je les laisse partir de leur cote et reste chez Simon, considerant qu’il est temps pour moi de continuer mon aventure en solo, la formue qutuor commencant a avoir des rates et nos attentes pour la suite divergeant.

Dans les semaines qui suivent je sympathise avec Simon, et les WWOOFeurs s’enchainent (Australiens, Japonais, Allemands…). Nous travaillons dans un bout de terrain ou la jungle a repris ses droits pour en faire un verger des plus acceptables, dans les potagers pour empecher les canards de continuer a les piller (en particulier les fraises), et plus tard a reparer les degats des pluies torrentielles qui iront jusqu’a inonder totalement la ville la plus proche.

Cette periode sera la plus reposante de mon sejour australien, bien que celle avec la masse de travail la plus importante. J’en profiterai meme pour recevoir ma premiere lecon paritculiere de yoga !

Nous partageons les lieux avec Sol, un ami de Simon, en pleine bataille juridique pour obtenir les droits de l’E-Cat pour le continent australien au profit d’un groupe de charite (pour plus de details, cf. Wikipedia : http://en.wikipedia.org/wiki/Energy_Catalyzer ), qui me parlera de mes precedentes vies en Inde et des opportunites spirituelles qui m’y attendent.

 

Maintenant, je suis a Brisbane (une ville de plus, intuile de vous repeter le manque d’interet que je leur porte), attendant patiemment qua 2h45 cette nuit un avion m’amene a Chennai, via Singapour, puis trains et bus pour une ferme sur la cote Sud-Ouest de l’Inde… Mais je m’avance, et ce sera le sujet du prochain article !

 

Definitivement, l’Australie aura ete l’etape de l’introspection, celle ou j’ai pris le temps de reflechir ce ce qui m’est arrive durant ce voyage, ce qui va m’y arriver, et ce que je compte faire de toutes ces experiences a mon retour en France. Un sejour tres profitable, totalement different de ce que j’ai vecu au Canada ou je vivais simplement mon aventure sans me soucier de la suite, et probablement une excellente preparation pour ce qui m’attend en Inde. puis au Nepal.

 

Le moral se porte bien, la sante aussi (a part ma peau qui part en lambeaux, m’est avis que je me desseche et qu’il va falloir que je surveille ca de pres), et je pense a vous plus que jamais !

 

Paix, Amour & Harmonie,

Antoine, un Hippie en vadrouille



Plouc Power
31 décembre, 2011, 18:22
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Premier article de l’année sur ce blog wouwouwww !

 

Alors, des nouvelles de notre côté du monde.

Au moment ou j’écris il est 23h46 en France, soit 09h46 le premier janvier, ici, à Thumb creek, il doit faire plus de 25 degrès, la journée va donc être très chaude, un soleil prêt pour la nouvelle année et les petits papillons qui volent tout autour du ruisseau.

 

Antoine et moi sommes arrivés à thumb Creek le 16 décembre, bien contents d’en finir avec Picton, pas que ce soit mal passé, non ça au contraire, il ne s’est juste rien passé là-bas. Pas d’atomes crochus avec notre hôte, pas grand chose à partager, tant pis, tant mieux.

 

Tamika notre nouvelle hôte est donc venue nous chercher à la gare pour filer directement chez ses parents.

Ici, c’est plus ou moins pareil qu’au Canada, les villages se retrouvent souvent isolés et s’étendent paradoxallement sur des kilomètres, nous sommes à 40 minutes en voiture de la ville.

Vu que Tamika avait un stand à tenir au marché de Noël de la bourgade d’à côté qui est quand même à une bonne heure de distance, et pour nous éviter des trajets inutiles en voiture, c’est donc le premier soir, la tête enfarinée, que nous avons rencontrés les parents et les grands-parents.

Une belle brochette d’accent australien, de dialecte local et puis hop nous voici dans le bain.

Le lendemain matin nous nous sommes dirigés vers le marché de Noël. Tamika tenait un stand, elle y vend des tas de sauces, Pesto, Chutney entre autres, et des fringues qu’elle coud à partir de vêtements récupérés. Un bel ensemble bien bigarré.

Autrement, le marché de Noël sous 32 °C, avec des gens en tongs, portants des bobs et des marcels, c’est concept aussi.

 

Le soir même, Tamika nous a conduit dans la salle des fêtes de Thumb Creek, pour fêter Noël avec la communauté de villageois. Une 50aine de personnes qui se connaissent tous, alors forcémment on fait bien touristes au milieu de tout ça. Les petites mamies se sont précipités sur Antoine, une lui glissant  » tu devras me parler en français plus tard dans la soirée, hein ?! ». Oui, Voilà, tout ça.

Bill, le mari de Tamika, jouait de la musique avec un de ses potes, pour animer la soirée. Une fois de plus, bonne surprise, nous sommes chez des zikos tatoués, bronzés et d’autres adjectifs en -és.

 

Bill et Tamika ont deux filles de 5 et 7 ans, Tassarla et Nakeela, toutes les deux adorables.

 

C’est donc après cette soirée des plus étonnantes – je crois qu’on aura jamais été présenté à autant de gens en une journée -, que nous sommes rentrés cette fois-ci chez Tamika et Bill. Impossible de me rappeler de l’impression que m’a faite leur maison le premier soir. Ils habitent dans une vallée, avec un ruisseau qui se transforme en rivière cristalline, partant du plus profond des rainforest bordant toute la propriété.

 

Les Wwoofers dorment dans une tente bordée par le ruisseau et les grenouilles, on a un abri avec tout ce dont on pourrait avoir besoin ou on prend nos repas, nous ne mangeons pas avec eux sauf exceptions, Bill et Tamika tiennent à avoir leur intimité et pouvoir passer du temps comme une famille tous les 4.

La douche est au seau, et les toilettes séches, mais bien souvent on va se doucher dans la rivière parce que c’est quand même vachement plus drôle.

 

Le travail ici, consiste principalement à retirer des clotures autour de la propriété, les hôtes n’aiment pas les clôtures, les poules, et autres canards se balladent donc en liberté, un poney doit nous rejoindre en début de semaine prochaine, je suppose que ce sera donc le même traitement pour lui. On jardine un peu, on construit des murets en pierre, on creuse, on tond la pelouse, tout ça en veillant scrupuleusement à avoir vers 10h une collation, souvent 4 heures de trou dans la journée parce qu’il fait bien two chaud pouw twavailler, et on aura encore une collation vers 16h en plus des repas. Tout ça pour dire, qu’on est bien nourri, bien logé et qu’on va bien.

 

Les soirées s’alternent au rythme des feux de camps, des bolas dont Antoine devient plus que fan, des guitares et autres percus. Tamika vient du queensland, la règion au Nord de Brisbane, et Bill de Perth, soit l’opposé de Sydney sur une carte de l’Australie. Tous les deux ont économisé pendant dix ans, pour se permettre de s’installer ici, et de prendre deux ans pour reconstruire la maison, lancer la ferme, et vivre un peu plus loin du bruit des villes. Ceci implique que pour l’instant ils vivent uniquement sur leurs économies. Ils ont déjà passé un an ici, Ils savent qu’un jour ils vont devoir revenir à la ville, au moins pour avoir un travail, ils cherchent d’autres options, d’autres alternatives actuellement. Il semblerait que Thumb Creek soit devenu leur rêve comme le dit Tamika.

Ils parlent de partir vivre en Inde avec leurs filles pendant 6 mois, et puis revenir ici ensuite, la vie bohême

 

C’est donc encore une fois, une très belle ferme, avec des gens absoluments parfaits et authentiques, je pense que quoiqu’il arrive les derniers jours ici, cette ferme restera un des meilleurs souvenirs du voyage.

 

Nous sommes censés retrouvés Swann et Julie le 8 janvier, pour nous dirigés entre byron Bay et Brisbane, dans bah… un centre de yoga. Ca a été pas mal la galère de trouver cette dernière ferme, mais pfiou, cest bon.

 

Ce sera donc la dernière étape de notre voyage en tant que groupe de 4, notre dernière ferme ensemble, je resterai un mois de plus que le tout nouveau trio ( aussi connu sous le nom des 3 chocolats) en Australie, soit jusqu’au 28 février, puis je retourne directement au Canada, passer plus de temps en colombie britannique , en Alberta, et prolonger mon séjour au Saskatchewan.

 

Tout ça, pour vous souhaiter la bonne année parce qu’apparement ça se dit,

 

-préssée de vous revoir les topinamours-,

 

 

A lundi,

 

 

PLOUC POWER !

 

Snuce.

 

Ps: A confirmer quand on se voit avec les topinamours mais il semblerait bien que la première turista se soit abattu sur l’un d’entre nous…. Rock !

 



Flash Info Express !
9 décembre, 2011, 16:23
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Parents, amis, et autres,

 

Des nouvelles de Julie et Swann !

Après une bonne série de galères à Sydney pour trouver une ferme qui pouvait recevoir les topinamours 3 jours plus tard ( la ferme qu’ils avaient prévu les a laché au dernier moment), Antoine et moi les quittions à Sydney sans savoir s’ils arriveraient à avoir quelque chose.

 

Ils ont appelé plus de la moitié des hôtes WWoof de la région, sans réponse positive. De notre côté on a essayé quelques pistes aussi pour trouver une solution, Susanne ne pouvait pas les recevoir, pas connaissance de fermiers en manque de wwoofeur.

 

Voilà qui est chose faite, ils ont trouvé une ferme, et y sont depuis 2-3 jours, je cite Swann  :

« Juste pour vous dire que tout va bien, on est dans un coin paradisiaque au Nord de Sydney près de Kenthurst, pas d’accès internet ici, mais on bouge le 21 ou 22 décembre » 

Voilà. Parents, rassurez-vous donc. Si j’ai bien suivi ils sont dans une ferme/centre de yoga. Tout se passe donc pour le mieux, pour eux.

 

Sur ce,

vive l’avent,

 

Snuce.

 

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De Paris à Sydney
9 décembre, 2011, 3:09
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Salut tous, salut toutes !

Après deux mois loin du nid, il est peut-être temps de faire le point…

 

Aujourd’hui, nous allons parler d’un magnifique pays dont le castor est l’animal emblématique (bien que quelques grincheux envisagent de le remplacer par l’ours blanc, animal notoirement en voie de disparition) : le Canada.

Pour commencer, il est impératif de laisser de côté l’idée qu’on peut se faire de ce qu’est un pays si on n’a vécu qu’en Europe : le Canada, c’est grand, très grand, immense. Pour éviter de s’y perdre, les Canadiens l’ont donc divisé en provinces (assez proches dans le principe des Lands allemands ou des états fédéraux des USA) généralement assez grandes pour y accueillir plusieurs fois la France.

Bon, assez de géographie pour le moment (quoique je vous conseille de vous trouver une carte du Canada sur la Toile et de la punaiser sur votre écran pendant que vous lisez cet article), place à l’Aventure !

 

Paris, aéroport, un looong vol durant lequel les heures ne défilent étrangement pas (première rencontre avec les joies des fuseaux horaires, on n’a pas fini d’en baver), aéroport, Montréal (Québec).

Premières impressions : Tout ça pour ça ?!

Montréal, ça pourrait être Paris ou n’importe quelle grande ville européenne, dépaysement zéro ! Les gens y sont bien plus accueillants qu’à Paris, mais sorti de ça Montréal ne vaut vraiment pas le voyage.

Passons sur les quelques jours entre hôtel, snacks et bars, totalement dénués d’intérêt : c’est comme à Rennes, en plus cher, sans les potes…

Une petite ellipse et nous voilà à Kénora (Ontario), après un trajet en bus d’une trentaine d’heures (éprouvant, et ce n’est que le début). Après une courte attente à nous demander comment notre hôte va nous reconnaître (et vice-versa), voici venir Colette et ses deux fils, Rémy & Michel, qui n’hésite pas un instant avant d’embarquer ce qui a tout l’air d’un quatuor de backpackers français totalement paumés.

Première surprise : Colette parle couramment français ! Professeur de Géographie dans un lycée Canadien, elle enseigne dans des classes en immersion française. La barrière de la langue est tombée, la confiance s’installe, le moral est au beau fixe.

A la ferme nous rejoignent Gully, Max & Lisa, les trois chiens de la ferme, apparemment très heureux de nous voir débarquer !

Deux serres, une maison en travaux permanents, une grange (notre chambre pour les jours à venir), quelques cabanes aux utilités encore inconnues, un paysage magnifique, des arbres partout… Au milieu de ce décor idyllique nous rencontrons Phil, WWOOFeur anglais avec qui nous allons partager nos premiers jours à la Ferme-Pas-Encore-Nommée (la tâche de lui trouver un nomp nous incombera plus tard durant le séjour, et nous échouerons lamentablement).

C’est donc au milieu des loups, ours, cerfs et autres castors que nous passerons trois semaines à s’occuper des légumes dans les serres (notre régime à base de tomates débute ici), des serres autour des légumes, du fumier à épandre dans et entre les serres, du bois à couper et transporter dans le pick-up au bord de la ruine (on se retrouvera plus tard à devoir changer un pneu de ce véhicule au sens de l’humour bien particulier avec Swann au beau milieu du nulle part de l’Ontario profond) et autres saines activités fermières.

Nos séances de repos se partageront entre glande près du lac (je vous ai dit qu’on se trouve près d’un magnifique lac à castors ? non ? au moins maintenant vous le savez), canoë sur le-dit lac, tirage de cartes par Colette (passionnée des croyances des Natifs Américains), balades nocturnes en forêt, soirées film-pizza…

Phil nous quitte au bout de quelques jours pour continuer son Aventure canadienne de son côté, et Marine et moi héritons de Suzette, le van où il dormait jusqu’ici.

Nous aurons plus tard l’occasion d’accompagner Colette dans un de ses cours de Géographie, de présenter notre blog à une armée de lycéennes, ainsi que de débiter quelques absurdités au sujet d’une carte de France…

Un séjour riche en expériences, rires et bonne humeur (et copeaux) comme fil conducteur, qui s’achève sur une pointe de mélancolie lorsque nous quittons Colette & Cie pour les mystérieuses plaines du Saskatchewan…

Long trajet en bus, ellipse, nous voici à Broadview (Saskatchewan), où Dorothy, petite mamie Canadienne très souriante, grosse fumeuse et fan de hard rock (Meat Loaf, son deuxième groupe favori) nous récupère en pick-up pour nous amener jusque sa ferme, où nous accueillent Sietse, son mari barbu, et deux WWOOFeurs, Carter et Celui-Dont-Je-N’ai-Jamais-Su-Ecrire-Le-Nom-Mais-Ca-Doit-Ressembler-A-Kenan. Ce dernier nous quittera quelques jours plus tard, mais Carter restera avec nous durant tout notre séjour à Never Rest Farm.

Fini le régime tomates-courges : Sietse est un chasseur émérite et la viande s’invite à notre table à tous les repas !

Ici comme partout, en route pour couper du bois (toute un colline à raser, ainsi que quelques arbres à couper en ville) ! Par contre ce n’est plus la saison pour les serres et nous allons à la place passer nos après-midi à cueillir différentes plantes aux noms imprononçables aux alentours, aux usages divers et variés…

Point commun avec la ferme de Colette : Dorothy & Sietse sont adeptes des religions autochtones, et c’est ici que nous rencontrerons notre premier Indien et fabriquerons notre premier dreamcatcher.

Grosse différence : Plus d’arbre, ou presque ! Le Saskatchewan, c’est plaines, prairies et plat… Les coyotes ont remplacé les loups, une subtile différence dans la musique ambiante.

Le séjour se passe très bien les premières semaines, mais l’humeur se gâte un peu sur la fin : cinq WWOOFeurs, c’est trop pour le travail disponible et l’inactivité ronge les nerfs de tout le monde. Nous allond donc, Julie et moi, partir un peu plus tôt que prévu pour notre prochaine ferme.

C’est donc sur du Meat Loaf que se conclut cette deuxième partie de notre Aventure, aussi intéressante, profitable et joyeuse que la première.

Bus (presque loupé au changement), bla bla bla…

Bienvenue en Colombie Britannique, terre de montagnes et de neige, et plus précisément à Lone Butte, qui comme son nom l’indique se situe au milieu de rien.

Jane nous accueille à Pine Hills Ranch, aussi souriante que Colette et Dorothy, et nous y rencontrons Jo & Sam (Joachim et Samuel), WWOOFeurs allemands.

Ici le programme est différent : moins de bois à couper, et plus une seule plante. A la place, lapins, volaille, vaches, chevaux et surtout lamas !

Le courant passe très bien avec nos deux Allemands, et nous sommes quelques jours plus tard rejoints par Peter, mari de Jane, jovial Britannique buveur de thé, pour quelques jours de bonheur.

Mais c’est ici que nous allons découvrir la face obscur du WWOOF : Jane, bien que très souriante les premiers jours, se révèle vite très lunatique à tendances dépressives et finit par titiller nos nerfs plus que de raison. Résultat : Swann et moi partons de façon plus ou moins improvisé sur une autre ferme dans les environs, tenue par Niel, le père d’Iona.

Iona, globe-trotteuse expérimentée, toujours souriante, nous fait très vite oublier les mauvaises vibrations de Jane… Nos derniers jours en Colombie Britannique à s’occuper de lamas (encore !), moutons et autres chèvres, à contrôler l’état des clôtures à dos de poney, ou à se balader au milieu d’un lac gelé seront très agréables, s’achevant en apothéose lors d’une petite fête organisée sur notre ferme avec une vingtaine de ranchers du coin.

Bus, etc.

Vancouver : cf. Montréal, c’est sympa 5 minutes, mais ça ne vaut pas la peine de quitter Rennes pour passer le même genre de soirées à l’autre bout de la planète… Quelques jours plus tard, avion, Shanghai, Sydney !

 

En résumé : Le Canada est un pays magnifique, très varié, avec une faune et une flore suffisamment proche de la nôtre pour ne pas y être perdu, et suffisamment différente pour comprendre qu’on a quitté notre vieille Europe. Les gens y sont très chaleureux, très accueillants. La culture indienne est magique, mes lectures dans les différentes fermes m’ont passionné (essentiellement au sujet de spiritualité), et j’ai enfin réalisé que j’aime travailler ! Une chose est certaine : j’y retournerai (peut-être cet été) ! Franchement, n’hésitez pas, allez-y, si vous vous tenez à l’écart des villes vous allez vivre une expérience magique, et peut-être que vous aurez vous aussi la chance de chanter avec les coyotes…

 

Toujours en vie, toujours en forme,

Paix, Amour & Harmonie

Antoine



Pictonite à Astro City
7 décembre, 2011, 17:56
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Parents, Amis, Topinamours, Collègues et autres super-héros,

 

Nous voici, Antoine et moi, arrivés à Picton, New South Wales,  à peu près 60 bornes au Sud Ouest de Sydney.

Susanne, notre hôte est venue nous chercher hier après midi dans la capitale. Elle a une très jolie voiture, et est habillée très classe,  loin de ce à quoi on s’attendait quand on dit  » je travaille dans une ferme », c’est à peu près à ce moment-là qu’on a plus ou moins saisi qu’on résiderait dans un quartier assez branché aux alentours de Sydney au lieu d’une bonne grosse ferme paumée entre trois montagnes.

Susanne est agent immobilier, ce qui implique qu’elle ne sera pas toujours là en journée. Nous avons un peu parlé avec elle en voiture, on a traversé des paysages vallonés, vu des tas d’arbres différents encore, on a espéré qu’elle habiterait loin derrière la quatrième montagne, et puis finalement, nous sommes arrivés.

Picton.

Elle habite dans une maison magnifique, super bien décorée, on dirait un peu comme le salon de chez Julie.

Son fils, Angus, vit là aussi. Il doit avoir quelques années de plus que nous, il faut qu’on se fasse pote avec lui. ( Julie, comment te dire que ne pas rire a été difficile quand il a annoncé son prénom, le Grand Angus, moi ça m’évoque autre chose….)

Notre mission pour les jours à venir est de finir de transformer son jardinet en Mandala, en fait mettre du terreau un peu partout dessus, puis poter quelques trucs,  recouvrir les 16 arbres fruitiers de filets pour empêcher les oiseaux de venir manger les abricots, ranger les quelques planches de bois qui traînent sous le cabanon, desherber etc etc.

A première vue, ça ne devrait pas nous prendre 15 jours, mais je pense qu’en se débrouillant bien, on peut proposer pleins d’idées, alors on va voir.

Aujourd’hui il crachine dehors, mais il fait très bon. Du coup, Susanne nous a dit qu’on pouvait prendre une journée de repos si on le souhaitait parce qu’il n’y a pas grand chose à faire sous la pluie.

Aaaah mais quand est-ce qu’on va bosser ? On est des wwoofers waterproof ! On a travaillé sous la pluie, sous la neige, sous le soleil, dans le froid, c’est pas trois gouttes qui vont nous arrêter.

 

Bon c’est vrai que le temps ici, n’est toujours pas ce qu’on espérait, l’été Australien, tu parles ! On dirait la Normandie.

 

Cet après midi, je vais essayer de tracer ma route dans la forêt d’en face,  voir du paysage, et puis profiter de tout ça, parce que c’est quand même vachement cool…

Sur ce,

 

à gauche toute !

 

Note à Julie et Swann : Le pigeon est dans la boîte, je répète le pigeon est dans la boîte ! donnez des news, on a tenté pour la ferme, pas possible ici, portez-vous, aimez-vous, et n’oubliez pas que le phoque prévaut.  » c’est la puissance 4, la puissance j’te mate, tu peux pas test’ on va t’abattre  »

 

 

Antoine and I are now in Picton, 60 kms south West of Sydney, in our first australian farm. Farm is not the right word to describe the place where we are living, actually. It is more a suburban garden, in a nice town, a bit posh though, but surrounded by wonderful hills and still those amazing trees everywhere.

Susanne, our host, came to pick us up, yesterday, in Sydney, She’s a real estate agent, meaning she isn’t going to be around  much during the day, we have some stuff to do while she’s away, but that shouldn’t take us that long.

We are to finish turning her garden, into a mandala garden, all this linked with permaculture, put some nets on the trees so that birds dont eat all the apricots… And a few other things. That shouldnot take us 15 days, so we will have to find ideas of stuff we could do here, we definitely want to work.

Susanne is treating us really well, she didn’t want us to go outside today as it’s kinda raining, very light rain though…

And by the way, Australian summer is not that great, and THAT hot, let’s hope we’ll have a better weather by the end of the week.

We’ll have to go to work now, rock’n'roll yeah !

Note to Dorothy : I’ve read your mail, I’ll try to reply asap…

Note to Joanna :  Have I told you about Australian boys ? european clique, ya!

 

Take care,

 

Marine

Aka WonderwomanPictonite à Astro City WonderWoman-213x300

 

 

 



Comment le décallage horaire nous a volé une journée ou The Wizard of Oz…
4 décembre, 2011, 18:52
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Comment le décallage horaire nous a volé une journée  ou The Wizard of Oz... DSCN0768-300x225Après quelques jours passés tous les 4 à Vancouver, puisque les gars nous ont retrouvés là-bas, nous voici, traçant sur 3 continent différents pour arriver en Australie.

Alors voilà, on quitte le Canada, Vancouver, le Stanley Park, Granville Island, Gastown, Chinatown, Granville Street, l’océan, les parcs, the fountainhead, L’auberge de jeunesse, et quelques belles rencontres au passage.

 

On est donc parti le 2 décembre de Vancouver, puis une dizaine d’heures de voyages jusqu’à Shanghai. Changement à Shanghai, on a donc attendu dans l’aéroport le plus silencieux du monde, le plus vide aussi. Pendant le trajet en avion on avait des repas fournis, les repas eastern china c’est, on peut le dire, une expérience assez surprenante. Tous comme les films d’auteurs chinois qu’ils ont diffusés pendant le vol…

Puis, on a pris notre avion jusqu’à Sydney, encore une dizaine d’heures dans les pattes.

Arrivée aux douanes, on se prépare mentallement à passer quelques heures aux douanes, inutile de rappeler notre experience canadienne.

Au final, la nana ne nous a pas demandé le but de notre visite en Australie, ni notre visa, ni ce qu’on avait fait au Canada, rien du tout. On est entré en Australie le plus facilement du monde.

Julie et Swann ont quand même eu un petit contrôle, sinon ça ne serait pas marrant, on leur a demandé de lever leurs chaussures pour que le douanier puisse regarder leurs semelles. Quelle violence.

C’est ainsi qu’en 24 heures de voyage nous nous sommes fait voler la journée du 3 décembre, engluée dans du décallage horaire. Exemple :

Quand il est 10:16 le 5 décembre à Sydney, il est 00:16 le 5 décembre à Paris, et il est 15:16 le 4 décembre à Vancouver. La logique parle d’elle même, je ne la comprends pas, mais oui, il y a une logique.

 

Nous nous sommes donc rapidement hatés vers l’auberge de jeunesse, s’apprétant à suffoquer à cause de la chaleur dès la sortie de l’aéroport, pfff, il fait 20 degrès à l’exterieur, tu parles d’un été. Tout le monde a donc pu respirer facilement.

 

L’auberge de jeunesse est située dans le quartier king’s cross, juste à côté du Wooloomooloo, et à l’opposé du quartier Chippendale, et ce sont des vrais noms de quartiers – ouais l’Australie c’est déjà un dépaysement-.

Hier soir on s’est balladé gentimment, les arbes ne sont pas les mêmes ici, ils ont des chauves souris énormes en guise de corbeaux, des animaux plus proches du kiwi que des pigeons, des bruits particulier, et des odeurs supers différentes.

On a marché du côté de l’Opera House, du parlement etc…

Et puis après une bonne nuit de sommeil, ce matin on est prêt à attaquer la ville, l’administratif, les billets de trains à reserver, et puis visiter un peu aussi.

 

Le plan pour les prochaine semaines, reste inchangé, Julie et Swann partiront sur une ferme à Londonderry, puis du côté de Port Macquarie, Antoine et moi, du côté de Pycton, puis dans les environs de Coffs harbour.

Nous nous rejoindrons début janvier, pour faire une dernière ferme tous les 4 en Australie, au Sud de Brisbane.

 

Voilà ce qu’on peut vous dire pour l’instant.

 

 

 

We will try to add an english part to our blog, so that our beloved non-french-speaking friends can now follow us without using google translation, google translation also known as « the easiest way to get confused ».

 

Leaving Vancouver was somehow like a bad break-up, we had so much fun in Canada, in Ontario with Colette & Phil, in Saskachewan with Dorthy, Sietse and Carter, crossing Alberta with the Greyhound, in BC too with Sam & Joe, and in Vancouver with the European Clique, Germany best-roomie-ever, England, Austria, 19, Holland, Chuck Bass, Calgarian, Australia 1, Australia 2…

thank you all for those precious moments guys.

 

Anyway, after 24 hours spent on the plane, a few hours stop in Shanghai, we are now invading Australia, and we are ready to rock jajajaja…

We were expecting heavy loads of controls at the customs, a whole bunch of questions at the immigration, we had even been thinking of spending a few hours there. Australian customs turned out to be pretty nice and funny, calling Antoine Jesus, I just think they couldn’t be bothered to check, so we eventually managed to go through the immigration-boring-stuff, in less than 10 minutes, without even having to show our visas… Who has charisma ?

 

Beginning of December is, overseas, supposed to be all hot and sunny, 20° C when landing. C’mon ! The sun has gone missing, lost somewhere in the random cities and neighborhood around here, like Wooloomooloo, Toowoomba, Wagga Wagga, or Booroorban…

We had time yesterday to hang around, chill out, walk past the Opera House, the State Library, the Parliament House, and the Royal Botanic Gardens.

Sydney is a surprising town, trees and birds are different from what we know, the smell is like nowhere-else, the architecture can’t be described, you could swear you’re in a place like Cuba if you don’t know you’re in Oz.

 

Seems like a good beginning, more than ever, everything happens for a reason,

 

we shall keep in touch dudes,

Des nouvelles très vite,

 

Love,

Love,

 

 

Marine,

Snuce.

 

 



En mouvement.
25 novembre, 2011, 11:44
Classé dans : Non classé

En mouvement. CIMG0534-300x225

 

Il s’est passé bien des choses depuis notre arrivée chez Dorothy et Sietse.

Les matinées a couper le bois, les bons gateaux de Dorothy, les blagues de Sietse, toute la culture amer indienne qu’ils nous ont transmis a travers leurs livres, leur histoire, leurs amis aussi qui passaient boire un café et qui étaient ravi de voir les « nouveaux wwoofers ».  Les opportunitées qu’ils nous ont offert à travailler par exemple avec la corne d’élan, l’apprentissage du pain etc.

Y’a eu des moments ou il ne fallait pas rire, quand Dorothy se jetait sur ses énormes congelateurs afin de les viders pour les trier et les laver, se servant de son ventre comme balancier pour aller dans le fond du congelateur nous balancant des sacs congelés en hurlant des « fruits, vegetables, taxidermie, meat, god only knows ». Taxidermie: Ca c’était une sacrée découverte, en effet dans les fin fonds des frigos du saskatchewan, vous pouvez tomber sur un porc-épic congelé, des oiseaux magnifiques en tout genre et autres bestioles qui serviront…à décorer les maisons une fois empaillés !   La rencontre du porc epic a certainement été la plus violente…

Puis il y a eu des moments moins drole, quand on a comprit qu’il n’y avait pas assez de travail pour 4 ici, et que c’était trop de stress pour Dorothy de ne pas savoir comment nous occuper. On a décidé d’aller lui parler, comme des grands, pour lui proposer la chose suivante: Marine et Swann resteraient tandis que moi et Antoine partiraient dans les deux jours sur la prochaine ferme.

L’idée a été plus qu’acceptée, peinant un peu notre Sietse au grand coeur, et Scarter, qui nous pouvons le dire, a gagné au jungle speed flower power. Merci Scarter.

C’est précisément à cet instant que Marine prend le relais pour la suite de l’article.

Donc, Swann et moi sommes restés sur Never Rest, on avait tous les deux des trucs à terminer là-bas. Dorothy adorable, se sentait mieux, Sietse a continué de nous faire rire, et Carter a continué d’être la précieuse aide qu’il est.

C’était aussi super, pour moi, de passer du temps avec Swann. Sur les prochains mois, et dû aux choix qu’on a fait concernant la suite du voyage, je vais passer plus de temps avec Antoine, et être en mesure de pouvoir passer 5 jours avec Swann m’a fait du bien. Ça nous a permis de nous retrouver.

La vie à Never Rest s’est déroulée comme elle avait débuté donc, pas trop vite le matin et puis avec des tas de choses à apprendre. Je me suis vraiment attachée à ces gens, ça a été dur de partir ( y’a presque une impression de déja lu), mais j’ai la ferme intention d’y revenir un jour.

Quelques jours plus tard donc, je traçais jusqu’en Colombie Britannique, 29heures de bus, 29heures de paysages fabuleux, on a quitté les prairies pour les montagnes, puis la neige, puis la montagne enneigée, puis Jane et les deux potipotes.

On a eu un super accueil, Jane nous a directement pris dans ses bras, et puis retrouver les potipotes faisait du bien après la séparation difficile du Saskatchewan.

Jane habite dans le Canada carte-postalisé,  une maison adorable perdue au milieu d’une forêt massive de pins couverts d’une neige épaisse, je suis sûre que le Santa Claus aurait pu habiter là-bas si j’étais pas persuadée qu’il habitait en Norvège dans le ghetto d’une cité-salmonière.

Il y avait là bas déjà deux wwoofers allemands Sam & Joe, tous deux très sympas, on a passé des bons moments avec eux. Puis est venue la tempête Jane, qui ne vaut pas la peine d’être décrite car inintéressante, Nous avons tous les 4 décidés d’écourter notre séjour chez elle.

Swann et Antoine passent de bons moments et nous en avons la certitude, dans une autre ferme, Julie et moi sommes à Vancouver. On profite de la ville, on rencontre des gens dont Joanna notre colloc allemande. Elle est adorable.

Demain à première vue, on va faire du vélo entre nanas dans le Stanley Park.

Dans un vrai Park, avec des vrais gens dedans, de la vie, et des vélos. Waouw. Je crois que ça ne m’a jamais autant fait plaisir de faire du vélo.

On se prépare bien gentiment à l’été australien parce que oui, dans 10 jours ça y’est, premier pays presque fini, Canada, On verra bien quand on se reverra…

Sur ce, que le reste s’illumine

 

Snuce & Julie



White Moon
5 novembre, 2011, 19:05
Classé dans : Non classé

 Never rest farm

Ce blog a été silencieux ces derniers temps, voici donc la fin du mutisme.

La vie à Never Rest Farm, Broadview, Saskatchewan, se passe toujours aussi bien.
Nous arrivons désormais à occuper nos temps libre, relativement longs -à croire qu’on ne savait plus quoi faire de nos dix doigts-, Antoine étudie en long et en large chacuns des livres de Dorothy et Sietse, Swann et Julie se balladent régulierement, on bricole, on bouibouinne, enfin bref on s’occupe, on réfléchit, on mature.

Je reste convaincue que cette maison égale sans aucun doute possible la maison des Weasleys dans Harry Potter, si on se lançait dans un recensement de tous les objets accumulés au fil du temps, je pense qu’on pourrait rester ici trois mois de plus.
On retrouverait peut être le Saint Graal qui sait.
Cette ferme est donc le lieu iéal pour se livrer à du Geocaching.

Dorothy est une femme vraiment adorable, toujours souriante, c’est un peu devenue ma grand mère canadienne. Sietse, quant à lui, après nous avoir fait une belle frayeur en coupant un arbre, continue de nous apprendre des tas d’utilisations diverses pour les racines que nous trouvons.
Racines de « Dandelion » utilisées pour faire du café, racines de  « Yellow Dock » pour blanchir la peau, un bon paquet de racines d’orchiddées  » lady slippers » a démeler pour les revendre après.
Sietse nous a montré comment trouver certaines de ces racines avec Julie hier, impossible de me rapeller du nom des fleurs que nous cherchions, mais elles sont censées guérir les rhumes.

Dorothy nous a appris comment fabriquer des attrape-rêves, autant dire que ça n’a pas été une tâche facile.
Elle vient de m’expliquer comment faire du pain, la belle miche lève fièrement dans son plat.
Côté cuisine, justement, les decouvertes vont bon train, on a mangé de l’ours il y a quelque jours, hier soir nous avons eu droit à du bison, et généralement nous mangeons de l’elan.

Nous n’avons toujours pas vu d’aurores boréales, c’est un problème que nous allons devoir régler rapidement, elles apparaissent toutes les nuits vers 3h du matin, j’essaierai de me lever cette nuit ou demain pour voir ça de plus près.
Je dirai que pour nous 4, tout va bien, je n’aime pas trop parler au nom de tous. Mais ça va. Les jours passent finalement très vite, on a fait notre premier mois, c’est effrayant et rassurant à la fois. Effrayant, parce que c’est passé très vite, j’ai peur d’oublier des détails de ce voyage, de ne pas retenir tout ce qu’on apprend, et rassurant à la fois, car on a passé le cap du premier mois et que psychologiquement ça va, pas de blues inconsolable encore, je sais qu’on vit du positif.

Tous les 4 apprenons à nous connaitre, c’est comme si ces quelques mois ensemble à Rennes n’avaient pas existé, c’est l’impression que j’en ai.  On dirait une sorte de collocation itinérante ecléctique avec 4 personnes relativement assez différentes, qui pourraient très bien ne rien avoir à se dire, mais c’est une affaire qui marche, je crois que je suis heureuse de  faire partie de la caravane folle, bringuebalante, et déginguandée.
Julie pourrait être l’Ouest rassurant
Swann le Sud éphemere
Antoine le Nord luisant
et par logique, je me conforte dans l’Est.

Au moins tout ça.
Sur ce,

Call it a day,
Snuce.



Prairies, nous voici !
26 octobre, 2011, 14:18
Classé dans : Non classé

Plop a vous !

 

Premierement et avant toutes choses, un devoir de reponse aux multiples commentaires.

Sofian : On allait vous tenir au courant a propos de la diarrhee du voyageur, Swann a eu une petite chiassouille arrive a montreal, cependant on ne peut pas considerer ca comme la grosse et coulante turista. On vous tiendra donc au courant des qu il y aura une grosse bavure.

Scrat et Pollux : oui, continuez a nous raconter vos journees, c est bien cool !

Tata Isabelle : J ai bien lu tes mail, je n ai pas encore repondu mais j en prends bien compte et merci pour ces ncouragements.

Brassens : Merci pour ce charmant commentaire, la prochaine fois on aimerait que Bernard Lavilliers nous rende visite aussi.

Papa Dupont m soulles : on voudrait la reponse a la question du bruit du cheval.

 

Entree dans le vif du sujet…

 

Nous voici arrives a Broadview dans le saskatchewan apres une dizaine d heures de bus. Les paysages ont change. Ici, on est dans les prairies ( on a l impression qu ils ont pris l ontario et passe un enorme rabot dessus, dixit antoine ), Plus autant de forets, voire plus du tout, seulement de la vallee et des plaines, mais ca a son charme quand meme. Disons juste qu on avait pas fait le deuil des arbres.

 

Dorothy est venue nous chercher a la gare routiere, une petite mamie adorable, prete a tout pour nous chouchouter, et nous avons rejoint la maison directement apres.

Il y avait deux autres wwoofers, Kenan de Toronto, qui nous a quitte ce matin pour se diriger dans l alberta, et Carter, de Boston, qui est dans cette ferme depuis un mois et demi et qui restera jusqu au mois de decembre.

Sietse, le mari de Dorothy, est rentre a la maison plus tard dans la soiree, il a une barbe des plus impressionantes, il fait un peu bourru mais a un sens de l humour prononce.

Dorothy etait tres fiere de nous raconter son histoire avec sietse, ils etait amoureux en primaire, puis ils ont fait chacun leurs routes et se sont retrouves 40 ans plus tard… ( c etait pour la touche romantique de ce blog ).

 

Le travail ici consiste a couper du bois, pas des buches aussi grosses qu a Kenora, et a les empiler. Sietse essaie de trouver des arbres morts a couper.

Sietse a appris a Swann et Julie comment manier la tronconneuse, parents, ne vous inquietez pas, sietse ne les lache pas du regard.

On ne travaille que le matin, l apres midi on reste generallement a la maison, on a du tmps pour nous, pour discuter, se ballader tout ca…

 

Dorothy et Sietse sont paiens et  vivent dans le respect des traditions autochtones, icic, il y a plein de livres sur les traditions autochtones, sur les guerisseurs, sur les vies anterieures, les pouvoirs secrets des animaux, ainsi quand on voit des corbeaux cela symbolise la magie… C est vraiment super interessant.

Une des taches ici, consiste a tresser de la paille, seulement les femmes ne sont pas autorises a tresser, selon la religion des natifs,  cela rend sterile.

 

Je crois qu on est encore tombes dans une ferme super avec des gens geniaux, et pleins d occasions d apprendre.

 

 

Tous les 4 allons bien, tout va bien, nous sommes heureux

 

- bientot des photos mais pas maintenant , la connexion est lamentable-

 

Growing old is a fact of life, growing up is not

Sietse

 

 

sur ce, bien du merite,

 

La Snuce…

 

 


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